Sans désemparer, elle se rendait chez le susnommé accompagnée de deux
charretiers qu’elle croisait dans la rue ;
Elle ajoutait avoir trouvé le prévenu assis sur son lit sans pantalon, ni
caleçon à côté de la petite J. tout aussi nue que lui ;
Sous l’emprise de la colère, elle administrait au prévenu une violente gifle
pendant qu’il tentait de remettre son pantalon, avant de récupérer sa fille
et de la conduire au centre de santé où il lui a été demandé de se rapprocher
du poste de police dans un premier temps avant de revenir pour la
délivrance d’un certificat médical ;
Entendue à l’enquête préliminaire, J. S. expliquait que fuyant les coups de
sa mère, elle se refugiait chez P. C. qui, après s’être disputé avec cette
dernière, l’entrainait dans sa chambre et la faisait asseoir sur son lit puis
enlever son pantalon et en sortait quelque chose lui demandant de la
toucher et de la mettre ensuite dans sa bouche mais que face à la nouveauté
de la chose en question pour elle, elle refusait ;
Elle ajoutait que ce dernier la grondait et la forçait à s’exécuter puis lui
demandait d’enlever son slip et de s’allonger sur le lit ;
Et dès qu’elle s’exécutait, le prévenu s’étendait sur elle puis introduisait
son sexe dans le sein lui causant une vive douleur qui la poussait à émettre
un cri aigu incitant son bourreau à mettre un mouchoir dans sa bouche ;
Elle précisait que P. C. lui essuyait par la suite le bas ventre devenu humide
avant de se nettoyer le sexe ;
Elle indiquait en outre que lorsqu’elle se relevait pour remettre ses
vêtements, elle remarquait du sang sur ses cuisses et c’est d’ailleurs en ce
moment que sa mère faisait irruption dans la pièce ;
Entendu, le témoin I. D. déclarait aux enquêteurs que son ami et lui étaient
en train d’attacher leurs chevaux lorsque E. K. surgissait devant eux pour
requérir leur aide, puis les devançait en courant et, lui emboîtant le pas, ils
se retrouvaient tous au domicile de P. C. ;
Il expliquait en outre qu’une fois dans la chambre, E. K. administrait une
gifle retentissante à P. C. qui était en train de remettre avec empressement
son pantalon tandis que la fille était assise sur le lit ;
Il précisait toutefois ne pas être en mesure d’affirmer si J. portait ou non
son slip, compte tenu de la rapidité de la réaction des différents
protagonistes ;
Entendue à son tour, la dame H. N. expliquait que croissant M. F. C. et Y.
C. devant la porte de chez elles, ces dernières lui faisaient savoir qu’elles
tenaient de leur mère que leur père P. C. avait par le passé abusé
sexuellement d’une certaine Z. ND., mais que ce qui les inquiétaient le
plus, c’est qu’il était en train de faire la même chose avec J. qu’il avait fini
d’enfermer dans sa chambre ;
Elle précisait qu’abasourdie par de tels propos, elle demandait aux deux
filles de la conduire à la fenêtre de la chambre de leur père où elle entendait
de l’intérieur le prévenu ordonner à la file de lui sucer son sexe et d’écarter
ses jambes tandis que cette dernière était en pleurs ;
C’est alors qu’elle demandait à M. F. C. de regarder par les interstices de
la fenêtre avant que cette dernière lui relatât que le prévenu était nu et
étendu sur la petite fille ;
Elle poursuivait en relatant qu’elle se rendait par la suite au domicile d’E.
K. pour l’avertir et lui conseiller de se faire accompagner chez C. pour
éviter de se faire brutaliser ;
Elle révélait en outre n’avoir pas douté des déclarations des filles de C.
puisqu’elle avait été elle-même été violé par le prévenu alors qu’elle était
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