ETAT: Il n’existe aucune trace d'une condamnation antérieure. La peine maximale
est la mort. C’était un assassinat de sang-froid et cela n'a pas d'importance qu’il soit
un délinquant primaire. La peine la plus appropriée est la pendaison. La défense
s’est récemment retranchée derrière l’affaire Kigula, mais cela n'a pas évincé la loi,
cela a été seulement convaincant. Le Code Pénal permet aux tribunaux d'imposer la
peine de mort.
Ainsi, plusieurs tribunaux ont prononcé la peine de mort comme dans le cas de
Tonku. La Cour a le pouvoir de prononcer la peine de mort. L'accusé a prémédité le
meurtre et a refusé une sépulture décente à sa propre grand-mère et l’a enterrée
dans les toilettes. Ces circonstances entraînent une atmosphère émotionnelle
comme l’ont indiqué les assesseurs.
L'accusé ne devrait pas être laissé en liberté. La Cour devrait envoyer le message
que la vie est sacrée et ne peut être enlevée que par Dieu. Seulement une peine
d’emprisonnement à perpétuité serait une alternative mais même cela n’est pas
suffisant. Nous prions pour une peine dissuasive. L'attitude de l'accusé a été
observée. Il n’éprouvait ni remords, ni repentir. Il ne mérite pas la clémence.
DÉFENSE: La Cour doit tenir compte de la situation désespérée dans laquelle
l’accusé se trouvait, sans domicile ni nulle part où aller. C’est un jeune homme de 19
ans et peut encore se réformer. Il affirme que sa femme est enceinte et que l'enfant
aura besoin d'un père. Nous prions donc que le tribunal exerce la miséricorde dans
l’attribution de la peine.
SENTENCE ET RAISONS POUR CELA:
Le condamné est en effet un jeune homme et sa femme est enceinte et il est
possible qu'il puisse se réformer. J’ai entendu les supplications de son avocat et j’ai
pris note que l'accusé est un délinquant primaire.
Il m’a été également rappelé l'arrêt dans l'affaire Kigula où la mort n’est plus
obligatoire sur déclaration de culpabilité. Le juge conserve toutefois le pouvoir
discrétionnaire d'appliquer la peine.
L’accusé a permis que l’impossibilité de régler ses différends avec sa grand-mère
mijote et résulte en de la haine et de la méchanceté aux conséquences très
désastreuses. Il n'a pas réussi à contrôler sa colère et à penser logiquement. Il a pris
brutalement la vie innocente de sa grand-mère, la mère de son père, une vieille
femme sans défense.
Le condamné a montré un mépris total pour la vie humaine et est un danger pour la
société. La société a besoin d'être protégée contre lui. Il a déclaré que sa femme
l'avait quitté et qu'un autre homme avait comploté avec elle pour s’en emparer. Il n’y
a pas de mariage entre le condamné et la femme, à proprement parler. Je doute qu'il
fasse un bon parent pour son enfant vu la façon dont il traitait sa propre grand-mère.
Il n'y a aucune autre peine que je puisse donner au condamné à m��me d’amplement
exprimer l'horreur, l'indignation et le mécontentement à l'égard de l'assassinat de
sang-froid de sa grand-mère impuissante et sans défense, si ce n’est la mort.