Ayant constaté qu’il devait répondre à l’accusation, l'accusé a choisi de
faire une déclaration sous serment et n'a appelé aucun témoin. Il a
déclaré que le 30 mars 2010, trois dames, envoyées par son beau-père
sont venues et ont emmené sa femme, la défunte. Le lendemain, il a
rendu visite à sa belle-famille et on lui a dit de présenter deux têtes de
bétail pour la dot. Il leur a dit qu'à ce moment-là, il n’avait pas les vaches.
Cependant, il lui a catégoriquement dit que s’il voulait avoir sa femme, il
devait payer les deux têtes de bétail. Il est rentré chez lui et le 18 avril
2010, il est parti pour Narok où il est resté jusqu'en juillet 2010, lorsque
deux policiers l'ont arrêté à un chantier de construction à Narok et l'ont
emmené au poste de police de Narok. Il a ensuite été transféré au poste
de police de Mwingi puis inculpé. Il a nié avoir signé une déclaration. Le
30 juin 2010, il était à Narok. Le chapeau produit en preuve ne lui
appartenait pas. Il ne possédait pas non plus de téléphone mobile, étant
donné que celui qu'il avait, lui avait été volé en février 2010. Il avait un
différend portant sur la terre avec son frère, Mutua. Son frère le voudrait
en prison afin qu'il puisse s’emparer de l’entièreté de la terre. Il l’a donc
piégé. Il était aussi conscient de son problème avec la défunte. A part
cela, il n'a pas commis le crime.
Lors du contre-interrogatoire mené par le procureur M. Mukofu, il a
répondu que le 30 mars 2010, la victime avait été prise par ses parents
faute de dot. Depuis lors, elle était restée chez ses parents. Il n’avait pas
été mis au courant de sa disparition. Pendant ce mois-là, il a séjourné à
Narok. Il a vu la défunte pour la dernière fois le 30 mars, 2010. Toutefois,
il n’a pas pu prouver qu'il était à Narok. Il a nié avoir parlé avec la police
au téléphone étant donné qu'il avait perdu son téléphone en février
2010. Il ne savait pas où est-ce que le corps de la défunte avait été
retrouvé. Ceci a ensuite marqué la fin de la plaidorie de la défense.
Les parties ont, par la suite, convenu de soumettre des observations
écrites finales. Ce qui a été fait par la suite. J’ai attentivement lu et pris
en considération les observations ainsi que les autorités citées.
Une accusation de meurtre est établie lorsque la preuve montre qu'une
"personne provoque avec préméditation la mort d'une autre
personne par la commission d'un acte illégal ou par omission."
Dans le cas présent, pour que l’accusation puisse faire condamnner
l'accusé, elle doit démontrer, par des preuves convaincantes et
crédibles, que la défunte est bien décédée, qu'elle est décédée en raison