maison. C'était près des marécages de riz. J'étais inquiète. Je lui ai demandé où
nous allions et il a dit qu'il y avait des gens qui y vivaient, et que nous devrions
simplement continuer à y aller. Plus tard, l'accusé a dit qu'il avait manqué son
chemin. Je lui ai dit que je ne continuerais plus. Il a dit qu'il ne me ramènerait pas
à l’endroit de départ si je ne l’embrassais pas ; j'ai refusé. Il m'a dit qu'il pouvait
faire n'importe quoi avec moi, me serrer la bouche et me serrer le cou. Il a dit que
soit je faisais l’amour avec lui ou soit il ferait n'importe quoi avec moi, du moment
où personne n’était là. Puis, il m’a pressé le cou et m'a demandé d’enlever mes
culottes. J'étais vierge, il a enlevé son pénis et m'a pénétré. Pour pouvoir me
pénétrer, il a constamment craché dans ses mains et à le frotter sur son pénis.
J’ai saigné quand il m’a pénétré. Il a dit qu'il allait m’amener à Palma et m’acheter
des choses. Je ne connais pas Palma. Il m'a finalement dit de rester silencieux et
de n’en parler à personne puis il continua. Je suis resté silencieuse parce que si
je ne l’étais pas, il s'enfuirait et je ne saurais plus où le trouver ".
"Sur la route principale, l'accusé a arrêté le Taxi et m'a demandé de me rendre à
Palma avec lui (un mercredi). Nous sommes entrés dans le taxi. Il a dit qu'il
n'avait pas d'argent donc j'ai payé. J'ai expliqué l'incident au conducteur de Taxi
et je lui ai demandé de nous amener à un poste de police. Le chauffeur m'a
emmené au poste de police de Kotu. Le S/O a constaté le sang sur mon pantalon
et a demandé à ce que sois emmenée à l'hôpital. Certains policiers, l’accusé et
moi-même sommes allés au Centre de santé de Kotu et on nous a référés à la
RVTH. L'incident s'est déroulé vers 13h".
3. Le 18 mars 2009, l'accusé a comparu devant la Cour de première instance avec son
avocat, M. E. Gomez ; l'Etat était également représenté et les faits suivants ont été
rédigés dans le procès-verbal du tribunal.
"PLEA: Les charges d’accusation avec les éléments de preuve ont été lues à
l'accusé en anglais et interprété en Wollof. Il comprend et dit: "Je ne suis pas
coupable".
4. Il ressort du procès-verbal du tribunal qu’après l'ajournement et le même jour,
l'avocat de la défense s'est présenté pour supplier que son client souhaitait
reconsidérer sa position. À ce moment-là, l'affaire a été rouverte et les faits suivants
ont été déclarés par l'accusé dans son plaidoyer ultérieur.
"ACCUSÉ: Je suis d'accord avec mon avocat que j'ai commis l'acte ; l'acte était une
erreur. Je suis coupable. Je vais changer mon plaidoyer ".
SC CRM. A No. 3/2012 - MUSA SARR Vs L’ETAT - 12 J UIN 2014
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