témoigné dans l'affaire en tant que Temoin 3. Dans son témoignage, Amie Ceesay
a déclaré au juge de première instance qu'elle connaissait l'accusé maintenant le
requérant du présent appel depuis plus de cinq à six ans et connaît également la
victime. Elle a témoigné qu’au début de l'année 2009 et le jour en question, elle a
vu le Temoin 1, la victime, dans leur cour autour de 19h. Et elle l'a vue entrer dans
la maison de l'accusé. Elle a dit à la Cour qu’à ce moment-là, elle était au robinet
pour effectuer son ablution. Elle a également témoigné que l'accusé maintenant
requérant était déjà dans sa maison lorsque la victime , le Temoin 1, est entrée dans
la maison. Elle a dit qu'elle-même elle a quitté le robinet et est entrée dans sa
chambre personnelle. Le Temoin 3 a également témoigné que c'était la seule fois
où elle a vu la victime entrer dans la maison de l'accusé.
Le requérant refuse avoir invité la victime dans sa chambre ou l'avoir violée. Il
admet cependant, le fait de connaitre le Temoin 3 Amie Ceesay décrite comme
étant mariée au fils de son oncle et lui est donc de sa belle-famille. Dans sa défense,
il a témoigné que, un jour donné, la victime l'avait approché et lui a dit qu'elle ne
se rendait pas à l'école parce qu’elle n'avait pas de frais de scolarité. Qu'il lui a
demandé de le voir le lendemain et que quand la victime est venue le lendemain, il
lui a donné D50 pour ses frais de scolarité et cela a eu lieu à l'extérieur dans la rue.
Le requérant a déclaré au juge de première instance qu'il a donné cette somme à la
victime parce que, depuis 1979, il avait l'habitude de jouer aux cartes avec le père
de la victime.
Pour faire valoir cet appel, le requérant a formulé deux (2) problèmes pour
détermination. Le défendeur n'a formulé aucun problème pour la détermination.
Les questions formulées par le requerant sont les suivantes :
1. Si l'ensemble de la preuve conduite par l'accusation a révélé l'infraction de
viol constatée par la Haute Cour.
2. Le fait que l'accusation ne soit pas parvenue à exécuter l'ordonnance du
juge principal du procès le 11 janvier 2010 en appelant le Dr Tamsir Mbowe
pour des éclaircissements et une contre-interrogation sur la pièce C, a laissé
une lacune sur le dossier de cette plainte qui devrait être résolu en faveur du
CA-JUGEMENT OMAR KITAN VS L’ETAT
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