C.J's. description de la nature et du sens de la corroboration.
Dans l’affaire SALE DAGAYYA Vs L'ÉTAT (2006) LPELR 912 (SC), selon
NIKI TOBI JSC, il a été jugé que "la corroboration implique l'acte de soutenir
ou de renforcer une déclaration d'un témoin par la nouvelle preuve d'un autre
témoin. Corroboration ne signifie pas que le témoin corroborant doit utiliser les
mots exacts ou très semblables, à moins que la question ne comporte des calculs
arithmétiques".
Selon moi, la Cour Suprême Nigériane a adopté une approche plus radicale dans
l'affaire PETER DURUGO Vs l’Etat (1992) 9 SCNJ 46 ou (1992) NWLR (p.
255) 525, où WALI JSC a estimé la nature de la corroboration de preuve comme
suit:
"La nature de la preuve corroborante requise n'a pas besoin d'être une
preuve directe que l'accusé a commis l'infraction ; il est suffisant,
même s’il ne s'agit que d'une connexion circonstancielle ou qui tend à
la relier à sa commission".
Voir aussi la récente décision de la majorité de la Cour dans l’affaire LAMIN
KRUBALLY Vs L’ETAT CRIM. APPEL N ° 48/2011 (non rapporté).
Par conséquent, moi je déclare ce désaccord avec la contestation de l’avocat du
requérant, selon laquelle le témoignage du Temoin 1, la plaignante, n'a pas été
corroboré. Il y avait devant le tribunal de première instance une preuve valable et
adéquate de la corroboration et des preuves corroborantes dans le témoignage du
Temoin 3 lequel a déjà été présenté devant le tribunal de première instance comme
cela a déjà été énoncé ci-dessus. De même, des éléments de preuve tirés du
témoignage du requérant lui-même dans sa défense ont corroboré le témoignage de
la plaignante selon lequel ce dernier lui a donné D50. Ce fut aussi la preuve du
requérant, même s'il conteste la raison pour laquelle il a donné à la plaignante cette
somme d'argent.
De ce qui précède, pouvons-nous affirmer que l'identité du violeur par des
CA-JUGEMENT OMAR KITAN VS L’ETAT
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