3. Le juge de première instance a commis une erreur en me condamnant parce que
je n’ai pas pu produire un reçu du téléphone cellulaire, reçu que j’ai affirmé avoir
perdu lors de la détention provisoire.
4. Le juge de première instance a commis une erreur en rejetant ma défense sous
serment dans laquelle j’ai très bien expliqué comment le téléphone était le mien. Elle
n'a pas dûment expliqué pourquoi elle avait rejeté ma défense contrairement aux
dispositions de la loi en vertu de l'Article 169 (2) du PCC.
Mlle Ngalyuka, le Procureur a concédé l'appel de Justus Gachara Macharia, le 2ème
appelant car qu'il n'y avait aucune preuve démontrant que le téléphone portable volé
avait été trouvé sur le 2ème appelant. Elle a en outre soutenu que le témoignage du
2ème appelant spécifiant que le portable était à lui constituait un témoignage crédible
et par conséquent il ne devrait pas être rejeté. Cependant, Mlle Ngalyuka s’est
opposée à l'appel interjeté par Paul Wachira Murigu, le 1er appelant. Selon elle, le
1er appelant a été identifié par PW1, ce qui le place sur les lieux du crime.
Nous avons examiné attentivement les motifs invoqués par le 2ème appelant dans le
présent appel. Il est important de noter que Justus Gachara Macharia, le 2ème
appelant, a été condamné pour l'infraction de possession de biens qu’on suspecte
être volés, contrairement à l'Article 323 du Code Pénal. Selon le magistrat de
première instance, le 2ème appelant a été impliqué par le témoignage du Sergent
George Shikandi (PW6) et par celui de PC [Police Constable-agent de police NdT]
Musa Kiptoo (P.W.7). Selon le magistrat de première instance, PW6 et PW7 ont
rapporté comment ils ont récupéré le téléphone Motorola C117 auprès du 2ème
appelant. Le magistrat a indiqué que le 2ème appelant avait été incapable de réfuter
le témoignage de PW6 et PW7. Nous sommes incapables de comprendre comment
le magistrat principal s’attendait à ce que le 2ème appelant puisse réfuter les
témoignages de PW6 et PW7, vu qu’il existe des preuves établissant que le 2ème
appelant avait déclaré que le téléphone portable lui appartenait. L’accusation n'a
présenté aucune preuve démontrant que le dit téléphone avait été volé ou obtenu
illégalement. Nous sommes convaincus que le 2ème appelant a présenté une
défense plausible. Nous sommes convaincus que le magistrat principal a rejeté à tort
la défense du 2ème appelant. Nous sommes convaincus que le Ministère Public a
concédé cet appel à juste titre. Nous faisons de même en annulant la déclaration de
culpabilité et en annulant la peine. Le 2ème appelant, Justus Gachara Macharia, est
immédiatement mis en liberté, sauf si légalement détenu.