Les présents pétitionnaires ont été à divers moments entre les années 2008 et 2012 victimes de corruption de mineur, d'autres formes de violence sexuelle et de mauvais traitements infligés aux enfants. Les pétitionnaires ont reporté des actes de de corruption de mineur à différents postes de police dans le Comté de Meru et les agents de police à ces différents postes de police ont négligé, ignoré ou refusé d'enquêter de manière immédiate, efficace, correcte et professionnelle suite aux plaintes des pétitionnaires ou [ont négligé, ignoré ou refusé NdT]d’enregistrer les plaintes des pétitionnaires dans le registre des incidents de la police ou [ont négligé, ignoré ou refusé NdT]de visiter les scènes de crime ou d’interroger les témoins ou de recueillir et de conserver les preuves ou de prendre toute autre mesure ou de mettre en mouvement d’autres procédures légales qui auraient amené les auteurs de corruption de mineur et d'autres formes de violence sexuelle à devoir rendre compte de leurs actes illégaux ou [ont négligé, ignoré ou refusé NdT] de prendre toute mesure légale, policière et/ou administrative qui auraient permis de protéger les pétitionnaires (tout comme les autres enfants du Kenya) contre les abus, la violence sexuelle, les traitements inhumains et dégradants. Qu'en raison de la négligence, l’ommission, le refus et / ou l’échec de la part de la police, les pétitionnaires affirment et font valoir qu'ils ont subi un traumatisme physique et physiologique ineffable et incommensurable grave et que les auteurs des actes illégaux précités se déplacent librement, impunément et continuent de menacer le bien-être physique et psychologique des pétitionnaires. Les pétitionnaires ont affirmé que la 1ère pétitionnaire, âgée de 5 ans a été abusée par son oncle (K) et que la famille de la 1ère requérante a passé sous silence ces abus. La corruption de mineur susmentionnée et le fait d’avoir soumis la 1ère requérante à de la violence et d'autres formes d'abus. Ils ont également affirmé que le 18 janvier 2012, la 1ère requérante a signalé la corruption de mineur à l'agent en charge des enfants du District de Meru, au Camp d’Administration Policière de Kinoru et au poste de police de Meru. Les agents de police de Camp d’Administration Policière de Kinoru ont exigé 1,000 ksh / - avant toute intervention et ont refusé d'aider le 12ème pétitionnaire à porter secours à la 1ère pétitionnaire. Selon les pétitionnaires, l’Officier commandant le poste de police [OCS NdT] de Meru a refusé de donner suite à la plainte, faisant valoir que la plainte avait été déposée en retard. La 1ère pétitionnaire affirme que le fait que la police ait négligé, omis, refusé et/ou échoué de mener une enquête rapide, propre et professionnelle sur sa plainte viole ses droits et libertés fondamentaux en vertu des articles 2, 21 (1), (3), 27, 29, 29, 48, 50 (1) et 53 (1), (c) de la Constitution du Kenya, 2010. La 2ème pétitionnaire soutient qu’en août 2011, alors qu’elle était âgée de 15 ans, elle a été abusée par son voisin (MN) et que du fait ce cet abus, elle est tombée enceinte, a abandonné l'école et a subi un grave traumatisme physique et psychologique. La 2ème pétitionnaire a signalé l'abus susmentionné au poste de police Kariene le 17 janvier 2012. Les agents de police du poste de Kariene ont interrogé la 2ème pétitionnaire de façon bruyante et publique devant toutes les personnes présentes au poste de police, soumettant ainsi la 2ème pétitionnaire à l'humiliation, l'embarras et à des traitements inhumains. Les officiers de police ont refusé d’émettre un formulaire P3 au 2e pétitionnaire, insistant sur le fait qu'ils devaient attendre que le bébé de la 2ème pétitionnaire, conçu par l’abus soit né et

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