Le témoignage de PW1 était suffisamment corroboré par celui de PW.2 qui l’a
trouvée lorsqu’elle était en train de raconter ce que lui était arrivé à PW4, Opolot
Stephen. La plaignante était dans un état de détresse. Elle était en train de pleurer.
Dans les cas d’infractions sexuelles, l'état de détresse de la victime est un élément
de corroboration suffisant. La déclaration [de l’accusé] (pièce P.2) corrobore les
témoignages de l'accusation de PW1, PW2 et PW4. J’ai comparé la véracité de la
pièce à conviction P.2 avec l'ensemble de preuves de l'accusation et de la défense
et j’ai été convaincu que l’accusé avait volontairement fait sa déclaration et que
cela confirme ce que PW1 déclaré à la Cour.
Je ne suis pas d'accord avec l'allégation de l'avocat de la défense lorsqu’il dit que le
témoignage de PW1 était une invention parce qu’il n'avait pas été corroboré et
qu’aucune preuve médicale n’avait été présentée par l’accusation. L’absence de
preuve médicale n'annihile pas nécessairement la thèse de l'accusation à la lumière
des fortes preuves de l’accusation.
L'élément concernant les relations sexuelles forcées a été prouvé au-delà de tout
doute raisonnable.
Cela m’amène à l'élément suivant, à savoir si l'accusé est coupable.
Dans sa déclaration, le Procureur Résident a déclaré que les éléments dont elle
disposait épinglaient l'accusé. Que l'alibi de l'accusé avait été réfuté. D'autre part,
l’avocat de la défense a fait valoir que son client n'avait pas été identifié par PW1.
Selon lui, PW1 s’est contredite en ce qui concerne l'identité de l'accusé car elle ne
connaissait pas ses noms. Il a déclaré qu’il n'y a aucune preuve que l'accusé s’est
présenté à la victime (PW1). En outre que PW1 ne sait pas qui l'a violée puisque à
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