indépendantdirect ou circonstanciel qui confirme dans certains éléments
importants non seulement que l'infraction de viol a été commise mais que
c'est l'accusé qui l'a commise. Elle a cité l'affaire AKPANEFE V. L'ÉTAT (1969)
1 ALL NLR 420, où il a été jugé que la Cour ne pouvait pas condamner dans
une accusation de viol sans corroboration. L'avocat a en outre soutenu que,
pour qu’une preuve constitue une corroboration, les trois variables suivantes
doivent coexister:
1. Il doit y avoir des preuves indépendantes desquelles une déduction
raisonnable
peut
être
tirée.
2. Les éléments de preuve doivent confirmer et appuyer, dans certains
détails importants, les éléments de preuve qui doivent être corroborés.
3. Les éléments de preuve corroborés devraient relier la personne concernée
à l'infraction en question, à la demande ou à la défense.
Et que de telles preuves corroborantes doivent établir des rapports sexuels
entre la plaignante et l'accusé sans consentement. Les affaires ÉTAT V.
ABDOURAHMAN JALLOW CRIMINAL CAS NO. HC.178 / 12 / CR / 061 / AO et
B. V. BASKERVILLE (1916) 2 KB 658 à 667 ont été invoqués.
L'avocat a également soutenu qu'il doit y avoir des preuves médicales pour
corroborer la déclaration de TC2 (plaignante) qu'elle a subi une blessure (s)
sur ses organes génitaux ou d'autres parties) de son corps qui auraient pu
être occasionnée dans une lutte, des taches de sperme sur ses vêtements ou
sur les vêtements de l'accusé. Le cas de POSU V. THE STATE (2011) LPELR SC.
134/2010
a
été
cité
en
soutien.
Le représentant de l’accusation a soutenu que la corroboration est une
confirmation de la déposition du témoin par témoignage indépendant. Qu'une
preuve qui renforce, confirme ou soutient une autre preuve du même fait est
une corroboration de cette autre. Et la pièce a conviction «B» a fourni la
corroboration que la plaignante et l'Accusé vivaient dans la même maison
lorsque l'infraction a été commise. Elle a soutenu que les preuves
corroborantes ne doivent pas être directes, car il suffit de montrer que
l'accusé a commis l'infraction. Elle a cité le cas de DARAGO V. L'ÉTAT (1993)
NWLR 9Pt.276) à 157.
JUGEMENT - ÉTAT C MUSA KEITA 27/7/2016
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