personnes qui n’étaient pas intersexuées. Le pétitionnaire a également été mis dans le même endroit que des personnes qui n’étaient pas du même sexe que lui-même. En outre, bien que le pétitionnaire ait été mis dans une zone isolée en vertu d'une ordonnance du tribunal, il n'y avait pas de personnel qualifié dans les établissements pénitentiaires qui étaient de la même orientation sexuelle que le pétitionnaire, pour se charger du pétitionnaire. 25. Il a été noté que le “Prisons Act” *Loi sur les prisons] (Chap. 90) des lois du Kenya ne prévoit rien pour les personnes intersexuées. Le pétitionnaire n'a donc pas pu bénéficier de l'ordonnance de séparation rendue par le tribunal le 6 novembre 2007 vu que, durant toute son incarcération, le pétitionnaire a été détenu dans des cellules destinées aux prisonniers masculins. En outre, l'ordre du tribunal de première instance de détenir le pétitionnaire dans un poste de police pendant deux ans pendant la durée de son procès criminel a exposé le pétitionnaire à un traitement inhumain et dégradant. Il a été soutenu que la détention en prison a exposé le pétitionnaire à la moquerie, au ridicule et à la violence verbale de la part des détenus de sexe masculin, des officiers et gardiens de prison ; ceci inclut les fouilles corporelles effectuées sur la personne du pétitionnaire par les gardiens de prison, ainsi que le fait de caresser les seins du pétitionnaire selon le plaisir des gardiens. Il a également été soumis que à un certain moment en mars 2009, lors de la détention du pétitionnaire, des échantillons sanguins ont été prélevés sur lui par les médecins de la prison sans le consentement du pétitionnaire. Ce dernier n'a plus de vie privée et / ou d'intégrité corporelle. La détention a eu un tel impact psychologique négatif sur le pétitionnaire qu’il estime qu'il n'a plus d'importance pour personne et a envisagé le suicide. 26. Sur les questions de locus standi, l’affaire Priscilla Nyokabi c. Procureur Général de Kanyua et autre pétition constitutionnelle n°7 de 2010 a été invoquée, dans lequelle la Cour constitutionnelle indépendante intérimaire a notamment statué à l'égard des droits de vote pour les détenus comme suit: L'Article 43 de la Constitution du Kenya n’empêche en aucune façon les détenus de plus de 18 ans, sains d'esprit et n’ayant pas commis d’infraction électorale de voter lors du référendum. 27. L’affaire Busaidy -VS- Commissaire des Terres et 2 autres [2002] KLR a également été invoquée; dans celle-ci, le juge Onyancha a estimé notamment"La situation juridique en Angleterre sur le locus standi a toujours été celle au Kenya. Pour qu'une partie puisse avoir locus standi dans un procès, elle doit montrer que son intérêt particulier a subi un préjudice ou est sur le point d’en subir un. Elle doit montrer que la question lui a porté atteinte et qu’au delà de l’atteinte, elle a causé une perte ou un préjudice au reste du public. Autrement, les intérêts publics sont plaidés par le Procureur Général. " 28. Il a été soumis que l'affaire portée devant le tribunal était un litige d'intérêt public. Ainsi, le tribunal, dans l'exercice de sa compétence constitutionnelle devrait accorder une

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