6. Le 14 décembre 2011, l’appelant a laissé la plaignante dans sa propriété et est retourné au Kenya. Pendant tout ce temps, la mère de la plaignante était à sa recherche après avoir appris que l'appelant avait pris sa fille. Le frère de la plaignante est allé en Tanzanie et avec l'aide de la police tanzanienne, ils sont allés à la maison de l'appelant, l'ont arrêté lui et la plaignante et les ont ramenés au poste de police Lolgorian. 7. La plaignante a ensuite été transportée à l'hôpital du District de Transmara pour que l’on établisse son âge. Pendant ce temps, l'appelant a été emmené devant les tribunaux et accusé de l'infraction ci-dessus. 8. Il a été estimé que l'âge de la plaignante se situait entre 15 et 17 ans. Le formulaire P3 concernant l'âge de la plaignante a été produit en tant que pièce P2. 9. Lorsqu'on lui a demandé de confirmer ou de nier les faits donnés par la partie civile, l'appelant a déclaré que certaines des déclarations étaient vraies, que lui et la plaignante s’étaient mis d’accord sur l’arrangement et que si les faits montraient qu'ils ne s’étaient pas mis d’accord, les faits seraient faux. Il a également dit qu'il franchissait souvent la frontière entre le Kenya et la Tanzanie comme maasai. 10. Un plaidoyer de culpabilité a ensuite été consigné par la cour et l'appelant a été reconnu coupable de son propre plaidoyer de culpabilité. Après avoir entendu l'accusation et l'appelant, le magistrat de première instance l'a condamné à dix ans d'emprisonnement pour le premier chef d’accusation et pour le deuxième chef, l'appelant a été condamné à cinq mois d'emprisonnement. Les verdicts devaient cependant être éxécutés simultanément. 11. Se sentant lésé par la condamnation et la peine, l'appelant a interjeté appel à ce tribunal. Dans son mémoire de recours déposé devant le tribunal le 11 janvier 2012, l’appelant a notamment fait valoir qu’en tant que profane il n’était pas au courant des questions de droit en Tanzanie; que la peine de dix ans était sévère et excessive vu les circonstances et vu qu’il est le gagne-pain de sa jeune famille , son emprisonnement allait leur causer beaucoup de souffrance. L'appelant a prié pour que sa peine soit réduite. 12. Ceci est un premier appel. Le devoir de la Cour comme première cour d'appel a été établi par la Cour d'Appel dans des affaires telles que Pandya c. R [1957] EA 336 et Okeno c. République 1972] EA 32. Ce tribunal a le devoir de réexaminer et d'évaluer les éléments de preuve à nouveau en vue de parvenir à ses propres conclusions en la matière. En l'espèce, l'appelant a été reconnu coupable de son propre plaidoyer de culpabilité et la Cour a l'obligation de vérifier si toutes les mesures nécessaires à prendre par le tribunal de première instance lors de l’enregistrement d’un plaidoyer de culpabilité ont été prises. Dans le cas Adan c. République [1973] EA 445 , la Cour d'appel a énoncé les étapes suivantes permettant de confirmer que le plaidoyer de culpabilité est sans équivoque: "(I) la charge et tous les ingrédients essentiels de l'infraction doivent être expliqués à l'accusé dans sa langue ou dans une langue qu'il comprend;

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