des éléments de preuve, le tribunal a retenu comme un fait que, lors de
l'examen médical de la plaignante le 2 novembre, un jour après le viol
présumé, SIRAJO JALLOW présentait une rupture partielle de l'hymen.
Bien que le médecin contrôleur ait déclaré qu'elle ne pouvait pas
confirmer avec certitude le viol, elle n'a cependant pas écarté cette
possibilité. L'élément central de l'infraction de viol est la pénétration. Les
rapports sexuels sont jugés complets sur la base de la pénétration du pénis
dans le vagin. La moindre pénétration sera suffisante pour constituer
l'acte sexuel. Ainsi, lorsque la pénétration est prouvée, mais pas d'une
profondeur à blesser l'hymen, elle est assez suffisante pour constituer le
crime de viol. La preuve de la rupture complète de l'hymen n'est pas
nécessaire pour établir l'infraction de viol (OGUNBAYO v. THE STATE
(2007) 8 NWLR 157). La rupture partielle de l'hymen est une preuve
suffisante de l'agression sexuelle. La Cour retient que la mineure a été
agressée sexuellement.
Le Tribunal a la conviction que la preuve du témoin de l'accusation 4 est
largement corroborée par la pièce C. Les preuves sous serment de l'accusé
n'ont aucunement pas persuadé la Cour. Au contraire, sa déclaration dans
la pièce C correspond aux autres éléments de preuve dans cette affaire.
Dans la preuve C, l'accusé déclare qu'il est tombé accidentellement sur la
plaignante. Il s’agit, de l’avis des juges, d’un conte de fée. Notre conviction
est que le témoin de l'accusation 4 a véritablement vu l'accusé sur la
plaignante et que le préjudice causé à l'hymen de la plaignante a été causé
par cet acte de l'accusé.
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