à l’Etat, de veiller à leur respect, leur protection et leur mise en œuvre. C’est à ce prix que l’effectivité de ces droits sera une réalité. Un Etat de droit où la justice est accessible et crédible avec une jouissance effective des droits humains constitue un gage de paix et de cohésion sociale, et par conséquent favorise le développement durable. 1.8 Principes directeurs Pour faire de sa vision une réalité, la politique sectorielle de la justice et des droits humains sera guidée par plusieurs principes directeurs. Il s’agit essentiellement de l’indépendance du pouvoir judiciaire, de l’égalité des citoyens devant la loi, du respect des engagements en matière de droits humains, du respect des règles de civisme et des valeurs de tolérance et de paix, de la gestion axée sur les résultats et de l’approche basée sur les droits humains. L’indépendance du pouvoir judiciaire L’indépendance du pouvoir judiciaire, consacrée par la Constitution du 02 juin 1991 en son article 129, a été renforcée en 2015 à travers la loi n°072-2015/CNT du 05 novembre 2015 portant révision de la Constitution qui a déconnecté le pouvoir judiciaire de l’exécutif. Ce principe s’entend du pouvoir donné au magistrat lorsqu’il est saisi ou lorsqu’il se saisit d’un litige, de rendre une décision dans le strict respect des lois et règlements en vigueur, à l’abri de toute pression. C’est un principe fondamental pour la garantie des libertés individuelles et collectives et le renforcement de la crédibilité du pouvoir judiciaire. L’égalité des citoyens devant la loi Le principe de l’égalité des citoyens devant la loi est affirmé par la Constitution qui énonce en son article premier que « tous les burkinabè naissent libres et égaux en droit ». Cela implique que tous les citoyens quels que soient leurs conditions, leur genre, leur religion, leurs opinions politiques soient traités sur un pied d’égalité devant les juridictions sans discrimination aucune. Toutefois, le principe de l’égalité des citoyens devant la loi ne peut être effectif sans une impartialité des acteurs de la justice. Le respect des engagements en matière de justice et de droits humains En rappel, le Burkina Faso est partie à la plupart des traités et conventions en matière de droits humains. Ainsi, l’Etat burkinabè a pris des engagements tant nationaux qu’internationaux dans les domaines de la justice, de la protection et du respect de la dignité de la personne humaine et des droits humains. La politique du secteur «justice et droits humains » s’inscrira dans l’optique du respect des engagements de l’Etat comme un principe directeur devant guider toutes les actions qui seront menées. Le respect des règles de civisme et des valeurs de tolérance et de paix Dans une société démocratique, les individus ont non seulement des droits mais également des devoirs vis-à-vis de l’Etat, de la société et des autres individus. L’observance par chacun de ses obligations permet la cohésion sociale et le développement. Il est important d'éduquer et de sensibiliser la 35

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