Au titre de l’éducation formelle, il a été élaboré des outils d’intégration des droits humains dont un guide
pédagogique à l’usage de l’enseignement primaire et des écoles de formation professionnelle des
enseignants du primaire, de la Police nationale et la Garde de Sécurité Pénitentiaire10.
Au titre de l’éducation non formelle, des activités de sensibilisation aux droits humains et au droit
international humanitaire ont été menées au profit de toutes les couches de la population. Par ailleurs,
depuis 2014, il est mis en place progressivement, en collaboration avec le ministère en charge de
l’éducation nationale, des clubs de droits humains et de civisme dans les établissements secondaires
de notre pays.
S’il est indéniable que de réels acquis ont été engrangés, il reste que d’importants efforts doivent être
faits pour permettre aux populations d’avoir une meilleure connaissance de leurs droits.
S’agissant de l’éducation aux droits humains dans le système formel, le processus de son introduction
au primaire, débuté en 2008, n’a pas abouti à l’enseignement des droits humains dans toutes les
classes sur la base du guide. Cette situation est due en partie à la lourdeur de la relecture des curricula
aussi bien au primaire que dans les ENEP. Il manque, en outre, une instruction officielle qui généralise
l’enseignement des droits humains au primaire sur toute l’étendue du territoire national. A cela s’ajoute
le fait que les enseignants en activité ne sont pas formés à l’utilisation du guide pédagogique. En sus, la
multiplicité des EPFEP (une centaine de structures privées d’enseignement des élèves maîtres) rend
encore plus difficile la formation de leurs encadreurs.
L’enseignement des droits humains dans les autres ordres d’enseignement en l’occurrence le postprimaire, le secondaire et le supérieur de même que dans les écoles professionnelles des personnels
d’application des lois et les personnels des media n’est pas effectif.
Par ailleurs, on note une insuffisance de coordination entre les acteurs publics et privés intervenant
dans le domaine de l’éducation aux droits humains, ce qui conduit à un défaut de pérennité des acquis.
Quant aux activités entrant dans le cadre de l’éducation non formelle des droits humains, elles ont
connu un ralentissement engendrant leur mauvaise appropriation par la population. En outre, certaines
OSC intervenant dans le domaine des droits humains n’ont pas une parfaite maitrise de la question et
par conséquent, distillent un message quelque peu erroné engendrant parfois des actes d’incivisme.
Assistance aux acteurs en matière de droits humains
L’assistance aux acteurs permet d’assurer un meilleur appui-conseil en matière de droits humains au
profit des partenaires publics et privés. Dans le cadre du renforcement de la protection et de la
promotion des droits humains, un partenariat existe dans ce domaine avec les OSC (436 au 31 mars
2017). Celles-ci bénéficient de renforcement de leurs capacités (techniques, matérielles et financières).
En sus, une journée de concertation et de partage d’expériences se tient annuellement entre le ministre
chargé de la justice, des droits humains et de la promotion civique et les OSC partenaires.
10
Il s’agit du Guide pédagogique pour l’éducation aux droits humains au primaire élaboré en 2009, d’une Unité pédagogique
destinée aux enseignants des ENEP (2015), d’un manuel sur les droits humains en usage dans les écoles de Police et de
modules d’enseignement des droits humains à l’ENGSP.
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