1.3.4.3. Le cadre institutionnel de pilotage des politiques et programmes de développement L’intégration de la dimension genre dans les politiques, orientations et stratégies de développement dépend de l’aptitude et des capacités des organisations et des institutions à internaliser les enjeux de genre dans leur système d’organisation, de fonctionnement et dans leurs interventions. A ce niveau, les institutions étatiques et non étatiques sont marquées par des faiblesses conceptuelles, institutionnelles et organisationnelles dans le processus de pratique du genre. L’instabilité institutionnelle dans la gestion du dossier genre a constitué un handicap au développement de l’expertise technique pour une gestion efficace de la promotion du genre. Dans de telles conditions, la prise en compte suffisante du genre dans les politiques et programmes de développement et dans la gouvernance, a souffert d’une absence de vision et de directives claires, de mécanismes d’institutionnalisation harmonisés, d’un suivi cohérent et d’une mémoire institutionnelle active, etc. D’une manière générale, les contraintes des mécanismes institutionnels en matière de genre se résument comme suit : - la non maîtrise du concept genre et la quasi absence d’outils d’intégration et de suivi d’impact différencié par sexe, qui constituent des freins à l’application du concept genre ; - la compétition institutionnelle basée sur des conflits de compétence, de leadership et d’intérêts inavoués de positionnement ; - les problèmes de la culture organisationnelle au sein de l’ensemble des institutions marquées par des faiblesses notoires telle l’absence de mécanismes de programmation intégrant le genre, et celles de mécanismes de responsabilisation en genre et d’espace d’expression et ; - l’insuffisance des moyens humains (faiblesses des compétences en genre en qualité et en quantité) et financiers. 21

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