conclusion n’est faite sur de tels chefs une fois qu'il y a suffisamment de preuves pour soutenir l'accusation principale.» 19. Enfin, nous tenons à examiner la légalité de la modification de la peine de l'appelant faite par la Haute Cour. Les principes sur lesquels une cour d'appel va statuer dans l'exercice de son pouvoir discrétionnaire en examinant ou en modifiant une peine imposée par le tribunal de première instance ont été fermement établis aussi loin que 1954, dans l’affaire Ogolla s / o Owuor, (1954) EACA 270 dans laquelle le prédécesseur de ce tribunal a déclaré: «La Cour ne modifie pas une peine à moins que le juge de première instance n’ait agi sur des principes erronés ou qu’il ait négligé certains facteurs importants". A cela, nous ajoutons un troisième critère à savoir «que la peine est manifestement excessive compte tenu des circonstances de l'espèce (R - v- Shershowsky (1912) CCA 28TLR 263) ». Voir aussi dans Omuse - v-R (Supra), tandis que dans l’affaire Shadrack Kipkoech Kogo c. R., Eldoret Appel en matière criminelle N°253 de 2003, la cour d'appel a déclaré - "[la] peine est essentiellement un exercice du pouvoir discrétionnaire effectué par le tribunal de première instance, et pour que cette cour intervienne, il doit être démontré que, en infligeant la peine, la juridiction de jugement a pris en compte un facteur non pertinent ou qu’un mauvais principe a été appliqué ou en l’absence de ces éléments, que la peine elle-même est si sévère et excessive et que donc, une erreur de principe doit être modifiée (voir aussi Sayeka -VS- R. (1989 KLR 306) " 20. Dans l’affaire Keneth Kimani Kamunyu c. R. (2006) EKLR, il est indiqué qu'une cour d'appel ne peut modifier une peine que si elle est illégale ou illicite. En l'espèce, il est incontestable que l'appelant a été inculpé en vertu de l'Article 3 (1) (a) et (c) de la Loi sur les Infractions Sexuelles dans lequel l’Article 3(3) prescrit, en cas de condamnation, une peine minimale de dix ans d'emprisonnement et une peine maximale d'emprisonnement à vie. Le tribunal de première instance a condamné l'appelant à sept ans d'emprisonnement ce qui, à notre vue était une peine illégale. Nous constatons que la Haute Cour a eu raison d'annuler la condamnation illégale de sept ans d'emprisonnement et de la remplacer par la peine légale de dix ans en vertu de la Loi sur les Infractions Sexuelles. Voir la décision de cette Cour dans Stanley Nkunja c. République, - Appel en matière criminelle n ° 280 de 2012.

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