ficnée, elles doivent en épouser un deuxième, troisième ou même un quatrième et que certaines sont utilisées comme enjeux pour emprunter de l'argent. 17. Le processus judiciaire est bafoué par la pratique d'extorsion de prix de la fiancée lorsque les parents accusent les jeunes garçons de viol quand ils ne peuvent pas se permettre de payer les prix de la fiancée. 18. Dans le cadre de mon travail, j‟ai rencontré des cas où des hommes ont été emprisonnés et ont vu leurs biens confisqués, tels que des tôles de fer, de la terre ou des animaux, lorsque leurs filles ou soeurs mettent fin à un mariage avant que le prix de la fiancée ne soit remboursé. 19. Je crois sincèrement que les prix de la fiancée ne revêt plus sa forme traditionnelle d'origine, lorsqu‟il était un cadeau symbolique apporté au mariage; au lieu de cela, il est devenu une pratique commercialisée ayant un impact négatif sur le statut des femmes, juridiquement, socialement, économiquement et en tant que violation des droits de l'homme. [1] 20. Je crois sincèrement que le prix de la fiancée dans sa forme actuelle fait des femmes une marchandise et a donc pour effet de perpétuer l'inégalité entre les sexes ainsi que la discrimination sur la base du sexe et constitue une violation des droits des femmes. 21. Le paiement du prix de la fiancée place les femmes dans une position inférieure vulnérable et les réduit à un statut de bien meuble et non un partenaire égal à son mari qui est une violation de l'Article 31 (1) de la Constitution qui dispose que «Les hommes et les femmes de l'âge de dix-huit ans et plus ont le droit de se marier et de fonder une famille et ont droit à l'égalité des droits dans le mariage, durant le mariage et lors de sa dissolution." 22. Suite à des recherches sur la pratique du prix de la fiancée, MIFUMI a organisé un référendum dans le District de Tororo en décembre 2001 et a remporté par un vote positif de 60% visant à modifier le prix de la fiancée en un don non-remboursable. 23. Je crois sincèrement que le prix de la fiancée est une coutume qui est contraire à l'équité et à la bonne conscience et qu‟il est incompatible avec la Constitution de l'Ouganda de 1995 qui garantit l'égalité en vertu de l'Article 21 (1). 24. Je crois sincèrement que le prix de la fiancée est incompatible avec l'Article 33 (1) de la Constitution, qui dispose que «les femmes jouissent d'une dignité pleine et entière et égale à celle des hommes ». 25. Je crois sincèrement que les prix de la fiancée est incompatible avec l'Article 33 (6) de la Constitution, qui dispose que « les lois, cultures, coutumes ou traditions qui

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