10. La loi Bukedi sur le prix de la fiancée Prix (Lois de l'Ouganda, 1964, révisée)
a été promulguée dans le but de normaliser les montants des prix de la fiancée
demandés qui étaient montés à des niveaux élevés, ce, afin de lutter contre la
pauvreté croissante dans le District de Bukedi (Tororo, Pallisa, Busia, Butalega
et Budaka), cependant cette disposition est toujours trop élevée pour la plupart
des gens donc l'État contribue à maintenir actives des lois qui vont au détriment
des femmes et des pauvres.
11. J‟ai rencontré plusieurs cas de femmes qui sont obligées de rester dans des
relations abusives parce qu'elles ne peuvent se permettre de rembourser le prix
de la fiancée qui est nécessaire à la dissolution du mariage et ont dans certains
cas tenté de se suicider plutôt que de continuer à subir les souffrances, ou ont été
tuées par leurs partenaires pour avoir omis d‟effectuer le remboursement, et j‟ai
la ferme conviction que cette pratique est une violation de l'Article 24 de la
Constitution, qui interdit les traitements cruels et dégradants.
12. Le prix de la fiancée est de plus en plus un outil de l'oppression des femmes
parce qu'il les transforme en une possession assimilée à un prix, et dans les zones
rurales où les niveaux de pauvreté sont élevés, la pratique est de plus en plus
commercialisée dans sa nature, les parents de jeune fille ou femme essayant
d‟obtenir autant que possible du futur marié.
13. Le paiement du prix de la fiancée réduit les femmes au statut de bien meuble
ou immeuble et les expose à toutes sortes d'abus, le lévirat et le risque d'infection
par le VIH.
14. Dans le cadre de mon travail, j‟ai rencontré plusieurs cas de cadavres de
femmes qui se sont vus refuser l'inhumation moins que le paiement du prix de la
fiancée n‟ai été complété; je pense sincèrement que cette pratique coutumière est
contraire à la justice naturelle, l'équité et à la bonne conscience, qu‟elle est
incompatible avec la Constitution et n‟est donc pas exécutoire par les tribunaux
en vertu de l'Article 15 de la Loi sur l'organisation judiciaire (Chap.13) et je
crois réellement que cette pratique est une violation de l'Article 24 de la
Constitution, qui interdit les traitements cruels et dégradants.
15. Dans le cadre de mon travail, j‟ai rencontré plusieurs cas où des jeunes gens
ne peuvent pas épouser les conjoints de leur choix parce qu'ils ne peuvent pas se
permettre le prix de la fiancée exigé et je crois sincèrement que cette pratique
enfreint le droit d‟épouser le conjoint de son choix et qu‟elle est donc
inconstitutionnelle.
16. Je crois sincèrement que, en raison des perspectives concernant le prix de la
fiancée, les parents considèrent leurs filles comme une source de revenus, ce qui
fait qu‟elles sont retirées de l'école et contraintes à des mariages précoces et des
mariages en série, si tant est que si le premier mari omet de payer le prix de la
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