Je pense que cela est une question qui dépend de chaque communauté qui pratique la coutume de don de la richesse de la mariée. Dans la culture Kiganda, les parents peuvent décider de ne demander aucune "mutwalo" (richesse de la mariée), mais le gendre qui épouse la mariée est considéré comme un mari. Dans d'autres cultures, avant que la richesse de la mariée ne soit donnée, un homme n‟est pas un mari. Voir Florence Kentungo Vs Yolamu Katutanu Civil Suit N°6 of 1991 MFP. J‟estime, cependant, que la question dans cette partie de la question est soulevée dans le contexte du refus d‟offrir une sépulture au corps d'une femme jusqu'à ce que le paiement de la richesse de la mariée ne soit effectué par le «mari» de la défunte. Pour les raisons que j‟ai données dans la première partie de la question, je trouve que la pratique enfreint et menace les droits et libertés d'autrui. Par conséquent, je réponds à cette question par l'affirmative. Question (n). L'essentiel de cette question est de savoir si la coutume de la demande de remboursement de la richesse de la mariée restreint le consentement des parties au mariage et les empêche de dissoudre le mariage, contrairement à l'Article 33 (3) de la Constitution. La coutume de donner et de demander le remboursement de la richesse de la mariée est l'une des lois coutumières qui régissent les mariages coutumiers. En vertu de cette pratique, de nombreux actes ou omissions peuvent être commis ou omis. Un de ces actes pourrait être de forcer une partie à rester dans une relation de mariage coutumier alors qu‟elle ne le désire plus. Tout acte ou omission qui résulterait en une telle situation enfreindrait le droit et la liberté de la partie concernée à jouir de manière libre et consentie à un mariage coutumier. Ladite partie serait alors en droit de saisir un tribunal compétent pour obtenir réparation. Ceci parce que la coutume consistant à demander un remboursement de la richesse de la mariée, dans de nombreux cas, peut avoir des objectifs et des résultats positifs. Ces derniers ne devraient pas être sacrifiés sur l'autel des actes négatifs ou omissions. La société devrait avoir la liberté de profiter des bons aspects de la coutume tout en écartant les mauvais actes et omissions résultant de l'exercice négatif d'une coutume garantie par la Constitution. Encore une fois, le bébé ne devrait jamais être jeté avec l'eau du bain. Il est également intéressant de noter que toutes les dissolutions de mariages coutumiers exigent le remboursement obligatoire de la richesse de la mariée. La question ici posée, de par sa formulation, reconnaît cet état de fait. Dans la culture Kiganda, par exemple, aucun remboursement du prix de la fiancée n‟est exigé ni même prévu. Les développements actuels indiquent également que les parties concernées peuvent décider de ne pas faire pression pour un remboursement du prix de la fiancée même dans les cultures qui sont plus strictes que d'autres sur la question du remboursement de la richesse de la mariée.

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