Les pétitionnaires ont un intérêt dans les questions énoncées dans la pétition, dont les pétitionnaires allèguent qu‟elles enfreignent la Constitution de la République de l'Ouganda. Ils allèguent également que ces questions violent les instruments, conventions et traités juridiques internationaux relatifs aux droits de l'homme à caractère exécutoire. En raison de ces violations, les pétitionnaires demandent l'intervention de la Cour constitutionnelle. Le premier pétitionnaire est une organisation non-gouvernementale ainsi qu‟une agence de droits des femmes. Sa mission est de travailler avec les populations rurales pour combattre la pauvreté, protéger les femmes et les aider à faire valoir leurs droits humains. Les autres pétitionnaires apparaissent en tant qu‟individus. Les pétitionnairees contestent la constitutionnalité de la pratique coutumière de la demande et du paiement du prix de la fiancée. Ils allèguent que le prix de la fiancée comme condition préalable à un mariage; ainsi que la demande, et le paiement du prix de la fiancée comme condition préalable à la dissolution du mariage devraient être déclarés inconstitutionnels. Ils demandent à la Cour les déclarations suivantes: "(a) La coutume et la pratique de la demande et du paiement du prix de la fiancée comme condition sine qua non à un mariage coutumier valable pratiquée par plusieurs tribus en Ouganda, y compris mais non limité à Japadhola (qui se trouve dans la région est de l‟Ouganda) est inconstitutionnelle, Langi dans le nord de l'Ouganda, et Banyankole dnas l‟Ouganda occidental est inconstitutionnelle. (b) La coutume et la pratique de la restitution du prix de la fiancée comme condition sine qua non à une dissolution valide d'un mariage coutumier pratiqué par plusieurs tribus en Ouganda est inconstitutionnelle, y compris mais non limité à Japadhola (qui se trouve dans la région est de l‟Ouganda), Langi dans le nord de l'Ouganda, et Banyankole dans l‟Ouganda occidental est inconstitutionnelle. (i) La demande du prix de la fiancée par les parents de la mariée de la part des beaux-fils potentiels comme condition préalable à un mariage coutumier valide est contraire à l'Article 31 (3) de la Constitution qui dispose que le mariage ne peut être conclu qu‟avec le libre consentement de l'homme et d‟une femme ayant l'intention de se marier, parce que la demande du prix de la fiancée subordonne le consentement des personnes qui ont l'intention de se marier aux exigences d'un tiers; (ii) Le paiement du prix de la fiancée par les hommes pour leurs épouses tel qu‟exigé par la coutume de plusieurs tribus en Ouganda conduit les hommes à traiter leurs femmes comme de simples biens dont l'obéissance maximale est exigée, perpétuant ainsi des conditions d'inégalité entre hommes et femmes, interdites par l‟Article 21 (1), (2) de la Constitution de l'Ouganda, qui prévoit que toutes les personnes sont égales devant la loi;

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