REPARATIONS DEMANDEES
1.Annuler le procès du requérant pour viol contraire à l'Article 121 du Code
Criminel, Vol. III, Lois de Gambie 1990.
2. Décharger et acquitter le requérant ou annuler la peine prononcée contre le
requérant.
3. Réduire la sentence rendue contre le requérant si elle ne peut être totalement
annulée.
Les parties ont déposé et échangé des mémoires. Les faits de cette affaire tels que
tirés des procès-verbaux et les témoignages des témoins, la victime en particulier,
sont que la plaignante qui est une fille de treize (13) ans et élève, a été violée par le
requérant, un homme de cinquante-neuf (59) ans, dans une propriété située à
Tobacco Road à Banjul. La victime dans son témoignage sous serment a déclaré
au tribunal de première instance qu'en février ou mars 2009, alors qu'elle allait
débarasser le dîner de son beau-père; le requérant l'avait appelée et lui a demandé
de le voir après la prière du Maghreb, qui est habituellement entre 19h et 19h30.
La victime a témoigné qu'elle pensait que le requérant voulait lui commander
quelque chose. La victime a également témoigné qu'après la prière indiquée, elle
est allée voir le requerant à son établissement. À son arrivée à ce complexe, elle a
trouvé un certain Amie Ceesay prenant de l'eau au robinet. Elle a témoigné qu'elle
est entrée ensuite dans la chambre personnelle du requérant où ce dernier a fermé
les portes, puis l'a poussée sur le lit et a eu des relations sexuelles avec elle. La
victime a témoigné qu'elle a crié parce que l'acte était douloureux. Elle a en outre
témoigné que le requérant lui avait donné cinquante dalasis (D50) et lui a dit de ne
pas le dire à son beau-père et qu'il était un homme dangereux qui la pourrait la tuer
si le beau-père découvrait ce qui s'était passé entre eux. La victime dans son
témoignage a déclaré que le requérant lui-même l’avait menacée de la tuer si elle
révélait ce qui était arrivé. Elle a ajouté que, par la suite, il y avait du sang sur ses
parties intimes.
Ledit Amie Ceesay mentionné par la victime dans son témoignage a également
CA-JUGEMENT OMAR KITAN VS L’ETAT
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