de viol. Une preuve de la rupture de l'hymen n'est pas nécessaire pour établir un crime de viol (OGUNBAYO v. L'ETAT (2007) 8 NWLR 157). La blessure au niveau du vagin de la plaignante suffit donc, sans qu'il ait besoin d'autres preuves corroborant les aveux présentés en “A” et “C” relatifs à l'acte sexuel commis par l'accusé. La déposition du témoin à charge n° 2 est que l'équipe ayant assurée l'arrestation de l'accusé l'a trouvé caché sous son lit dans la maison. Cette déposition était non seulement sans équivoque, incontestée et non contredite, mais également reproduite avec la même exactitude dans la pièce n° “C”. Cet élément constitue une preuve externe supplémentaire corroborant les aveux de l'accusé. Cette séquence d'évènements établis un clean nexus entre l'accusé et l'acte. Je suis par conséquent convaincu que l'accusé a eu des rapports sexuels illégaux avec la FATOU TOURAY et je tiens cela comme fait. Les premier et troisième éléments de l'infraction ont été établis de manière satisfaisante par l'accusation. Concernant le deuxième élément, il est clair que la plaignante était trop jeune pour accepter toute forme d'activité sexuelle. Elle ne pouvait et n'a certainement pas donné son consentement pour cette activité sexuelle, et ceci je tiens également pour fait. Au vu de ce qui précède, je tire la conclusion que l'accusation a prouvé son réquisitoire avec la certitude requise par la loi. L'accusé, le dénommé MODOU LAMIN YERANJANG est par conséquent reconnu coupable des chefs d'inculpation retenus contre lui. 8

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