en ville. Arrivée en ville, alors qu’elle se renseignait à propos de la localisation de la maison de son oncle, l'appelant s’est approché d'elle et a offert de lui montrer le chemin. Ensemble, ils sont montés à bord d'un véhicule qui n’avait pas d’autre passager, excepté le chauffeur. Ils ont été conduits à Maji Mazuri mais elle n'a pas trouvé son oncle. A 16h00, le conducteur qu’elle a appelé “Mukorino” l’a ramenée à Ravine où l'attendait l'appelant. Ce dernier a offert de l'emmener à la maison de son oncle. Au lieu de cela, il l'a emmenée dans une forêt où il l'a forcée à avoir des relations sexuelles avec lui. L'appelant l’a abandonnée à 19h00 à la maison de son oncle où elle a passé la nuit. PW3 P K cité en tant que PW2, a déclaré que PW2 ne s’est présentée à sa maison que le lendemain, c’est à dire le 29 juin, 2009. Il a déclaré qu'il a été informé par une certaine T que PW2 avait été vue en ville avec l'appelant. "Dans le cas d'une condamnation, le jugement doit préciser l'infraction dont, et la section du Code pénal ou toute autre loi en vertu de laquelle, l'accusé est déclaré coupable et la peine à laquelle il est condamné." Le juge d’instruction a prononcé le verdict final dans les termes suivants: PW4, DKT (indiqué comme PW3) a confirmé avoir transporté PW2 dans son véhicule et l’avoir déposée à la maison de l'appelant. Il a dit que PW2 lui avait demandé de l'emmener à la maison de l'appelant. De l'analyse qui précède, il est clair que l'appelant était en effet en compagnie de PW2 le 28 juin 2009. Ce qui est discutable est de savoir si l'infraction dont il a été accusée est la même qui a été commise le 28 juin 2009. Selon moi, ce tribunal ne peut effectuer une condamnation en se basant sur de simples soupçons, mais doit pour cela se baser sur des preuves concrètes. Le témoignage d'un médecin suffit à corroborer celui d'une victime. Mais en l'espèce, il a brisé le dossier de l’accusation. Pour cette seule raison, j’accorderais à l'appelant le bénéfice du doute. En ce qui concerne le 4ème motif d'appel, l'appelant a fait valoir que le tribunal de première instance n'a pas tenu compte de son témoignage. Il a témoigné le 29 octobre 2009 et a fait une très brève déclaration de défense sous serment. Il a dit qu'il a été arrêté le 28 juin 2009 et emmené au poste de police. Il a également déclaré que DK (en faisant à référence à PW4) avait été arrêté plus tôt, et que, trois heures plus tard K a été libéré. Il a en outre dit qu'il n'a pas été emmené à l’hôpital et ne savait pas pourquoi il avait été arrêté. Lors du contre-interrogatoire, il a nié que son nom était Koech. J’ai noté que l'appelant s’est présenté comme "Brian Kipkemoi Mamet". Lors du contreinterrogatoire, l’accusation lui a demandé sa carte d'identité nationale mais le tribunal n'a pas enregistré quel nom était indiqué sur la carte d'identité. Mais dans le jugement, le tribunal de première instance a indiqué que le nom sur la carte d'identité était "Mamit Brian Kipkemoi". Mais il est également noté que l’appelant s’est présenté à la police et au médecin qui l'ont traité en tant que Brian Kipkemoi Koech. La cour a donc légitimement ignoré cette contradiction.

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