3. Que dans le premier rapport à la police, aucune description n’a été donnée du délinquant; 4. Que la preuve de la partie civile était contradictoire et a soulevé des doutes qui auraient dû être résolus en faveur de l'appelant; 5. Que ses droits en vertu de l'Article 49 (1) C (II) de la Constitution ont été violés en ce qu'il n'a pas reçu des copies des déclarations des témoins; 6. Que les délibérations ont eu lieu dans une langue qu'il ne comprend pas; 7. Que le juge de première instance aurait commis une erreur en omettant de considérer que tous les témoins essentiels n’ont pas été appelés; 8. Que la défense de l'appelant n'a pas été prise en considération. En tant que première cour d'appel, cette cour se doit de réévaluer, et d'analyser la preuve et arriver à ses propres conclusions, tout en gardant à l'esprit que cette cour n'a pas eu l'occasion de voir et de peser le comportement des témoins. Les éléments sommaires de cette affaire sont que le plaignant, F.A.M, une enfant âgé de neuf ans jouait en dehors de sa maison lorsque l'appelant, qui était son voisin, l'a appelée. Elle le connaissait en tant que voisin. Elle est entrée dans la maison de l'appelant après qu'il lui ait demandé de l'aider à laver des ustensiles. Après avoir lavé une tasse, elle a voulu sortir, mais l'appelant s’est emparé de sa main, l'a entraînée vers le lit, a enlevé son pantalon et son slip, a pénétré son appareil génital en utilisant son propre organe génital; elle a ressenti une douleur et il a menacé de la battre si elle racontait les faits à quelqu’un. Elle a quitté sa maison, mais n'a jamais rien dit à ses parents ou sa soeur de peur d’être battue. Elle est retournée à l'école et le 15 mai 2009, elle a informé son enseignant, B, parce qu'elle avait eu des blessures au vagin. Le professeur l’a éxaminée, l'a renvoyée à la surveillante et l'enseignant principal a demandé qu'elle soit transportée à l'hôpital. Elle y a été traitée. Sa mère a été appelée à l'école et y est allée le lendemain. PW2, J.A.M, la mère de PW1, professeure à l'école, a confirmé que la plaignante est un de ses enfants. Elle a rappelé que le 27 mai 2009, l’enseignant principal l'a appelée et lui a fait savoir que la plaignante était malade. Elle est allée à l'école le lendemain, et a été informée que l'enfant avait une maladie sexuellement transmissible et avait été transportée à l'hôpital. Elle a emmené PW1 à l'hôpital pour d'autres tests de laboratoire. Elle a obtenu un formulaire P3, l'a emmenée au poste de police de Gilgil. Elle a dit que PW1 a désigné Patrick comment étant celui qui l'avait violée et PW2 l’a trouvé chez lui et il a été arrêté. La plaignante a été examinée par Grace Ngurani (PW3), un agent de clinique à l'Hôpital du District de Bahati. PW1 avait été victime d’abus sexuels. Elle a remarqué que PW1 avait des rougeurs, semblables à des éruptions cutanées sur les lèvres, que l'hymen était déchiré et avait un écoulement blanchâtre. Une analyse d'urine a été faite et des cellules de pus ont été observées, des globules en uniforme. Le test VIH était négatif et PW1 a été traitée pour une infection transmise sexuellement. Elle a estimé que les blessures constituaient des dommages graves.

Select target paragraph3