Elle a produit devant ce tribunal un message électronique que lui aurait prétendument envoyé ledit Directeur le 17.6.2010 et qui se lisait comme suit: «J’ai reçu votre réponse sur les raisons pour lesquelles vous avez abandonné votre service ce matin. Je veux que vous sachiez que c’est un manquement grave et que si je devais vous faire passer devant le Conseil, vous pourriez être licenciée. Mais je ne veux pas que cette chose aille aussi loin. Rappelez-vous que je vous ai toujours demandé des faveurs et vous m’avez rejeté. Maintenant, je vous tiens et vous n’avez rien à faire. Rappelez-vous l'autre fois que vous voyagiez à Nairobi, vous m’avez fait croire que votre mari était allé vous voir à Kisumu et c’est pourquoi vous avez refusé mon offre de voyager avec moi. Maintenant, j’ai la corde pour attacher votre cou. Donc si vous voulez que je finisse cette chose tranquillement sans que personne ne le sache, pouvez-vous organiser une rencontre entre nous n’importe où, dans une chambre de votre choix, dans n’importe quel hôtel, je paierai la facture. Prenons du bon temps et je rendrai la pareille en ne communiquant pas ceci au Conseil. N’oubliez pas que je détiens la clé de votre présence ici. "Votre parole contre la mienne. Deuxièmement, souvenez-vous que vous êtes une employée du Conseil dont nous pouvons toujours nous débarrasser et trouver quelqu'un pour prendre votre place ------- " Le 15.6.2010, elle a dit à la cour qu'elle avait reçu une lettre de l'Enseignant en Chef lui demandant d'expliquer son absence au travail entre les 18 et 30 mai 2010. Elle avait donné, le 17.06.2010, une réponse expliquant son absence et c’est ce jour là que l'e-mail est arrivé. Suite à cet échange de lettres et du prétendu e-mail, le plaignant a cherché à demander l'aide de l'Agent d'Education de District (DEO). Le DEO a réuni un groupe d'autres officiers qui ont entendu son cas avec l’Enseignant en Chef. Un verdict a été prononcé statuant qu'il devrait payer pour ses deux mois de salaire et la laisser travailler et également s’abstenir de la harceler sexuellement. Elle a été autorisée à continuer à travailler jusqu'au 29.10.2010, jour auquel elle a été convoquée à une réunion du Conseil d’Administration (BOG). Les plaintes pour harcèlement sexuel ont été discutées à la réunion et elle a été réprimandée pour avoir signalé l'affaire au DEO. Elle dit qu'elle s’est sentie intimidée lors de la réunion et qu’on lui a intimé d'aller parler à son mari pour qu'il parle au Directeur si elle voulait continuer à travailler dans cette école. Elle a continué à travailler jusqu'à ce que les écoles ferment en Novembre 2010. Le 20.12.2010, elle a reçu une lettre de licenciement et c’est à ce moment qu’elle a déposé cette plainte dans le but de se voir verser ses indemnités de départ et la compensation pour les souffrances qu'elle avait endurées. Lors du contreinterrogatoire, le plaignant a déclaré à la cour qu'elle avait accepté d'être payée 6500 Ksh / = par mois. Selon la lettre de nomination, elle devait être à l’essai pendant six mois. Cette lettre est datée du 26.6.2008. Elle dit qu'elle a écrit une lettre au Conseil d’Administration demandant à être confirmée, ce qu’ils n’ont pas fait. Elle a indiqué qu'elle n'a jamais reçu d’allocation pour le logement. Elle dit que le courriel qu'elle a reçu provenait de la boîte de courrier électronique de Joab Gwara qui est le Directeur du défendeur et qu'elle croyait qu'il en était l’auteur étant donné qu’elle

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