Le témoin était passé près du même endroit quelques minutes plus tôt avec des légumes sans avoir aperçu quelque chose d'inhabituel au même endroit. Quand les gens ont répondu à l'alarme et qu’un certain Nicholas l'a confronté, l'accusé a menacé de le poignarder. Le témoignage de PW.2 est minutieusement corroboré par celui de PW.3 D/Sgt Egesa, un cousin de l'accusé. PW.3 dit qu'il a entendu un cri d’alarme à 17h00 auquel il a répondu. Alors que PW.3 courait vers le lieu du crime, il a rencontré l'accusé qui courait dans la direction opposée. L'accusé s’est arrêté et quand PW.3 lui a demandé pourquoi il s’enfuyait, l'accusé lui a dit qu'il avait tué sa femme parce qu'elle l'avait dérangé pendant 10 ans et pourtant elle l’avait obligé à vendre sa terre et qu'il avait payé la dot pour la défunte. L’accusation a présenté aussi le témoignage de PW.4 qui affimait que l'accusé s’était livré à la police de Lwakhaka en disant qu'il avait tué sa femme la veille au soir et que les parents dé la défunte le pourchassaient pour le tuer. L’expertise médicale (PW.1) indique que la personne est décédée d'un coup de couteau. L'accusé a présenté une défense d'alibi. Il incombe à l’accusation de réfuter une telle défense et de placer l'accusé sur les lieux du crime. L'accusé dit qu'il a appris la mort de sa femme lorsqu’une foule a attaqué sa maison et qu’il s’est enfermé chez lui. Ses deux fils, DW.2 et DW.3 ont confimé la version des événements de la défense. Je ne suis pas convaincu par l'histoire de la défense étant donné le dossier cohérent de l'accusation. Les témoignages de PW.2 et de PW.3 placent l'accusé sur les lieux du crime. L'infraction a eu lieu en plein jour à 17h00. L'accusé et les témoins se connaissaient. L'accusé a parlé aux témoins. Il n'y a donc aucune possibilité d’erreur sur l'identité. L'histoire de la défense semble inventée et semble être une réflexion après coup. Les circonstances décrites ne la rendent pas véridique. Par exemple, l'accusé dit qu'il s’est enfermé chez lui quand il a vu la foule venir. Il affirme également que la foule était en train de détruire la maison alors qu’il était à l'intérieur. Il est impensable que la foule ait attaqué en plein jour et ait laissé les suspects se cacher à l’intérieur de la maison. DW.3 a déclaré à la Cour qu’il s’était enfui avec DW.2 quand ils ont vu la foule. L'accusé dit qu'il était à la maison avec les enfants et qu’il s’est échappé par la porte et qu’il s’est enfui. Ces contradictions suggèrent que l'histoire de la défense est une réflexion après coup. L'accusé a dit qu'il s’est présenté à la police pour être protégé et non pas pour faire une déclaration. Je n’ai pas cru l'accusé. PW.4 a donné un témoignage sincère et je ne vois pas pour quelle raison il mentirait à cette Cour. PW.4 ne connaissait pas l'accusé. Il était stationné à un poste de police très éloigné, celui de Lwakhaka. Il a dit que l'accusé est arrivé le 15/8/09 à 9h00, et qu’il est curieusement rentré par la porte de derrière. Il a dit qu'il est allé pour être protégé. L'accusé s’est rendu à la police le lendemain par manque apparent d'options. Compte tenu des éléments de preuve présentés par l’accusation, je ne suis pas d'accord avec la présentation faite par l'avocat de la défense qui affirme que la participation de l'accusé à cette infraction n'a pas été prouvée. La défense d'alibi a été réfutée par l’accusation. Le témoignage des policiers dans cette affaire constituait une preuve directe de ce qui a été entendu de l'accusé. Il n’était pas indispensable qu’il soit transformé en une déposition.

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