directement au cabinet du Ministre en charge de la justice. Le processus s’est poursuivi avec la création
de l’ENGSP et l’adoption du décret n°2012-118 /PRES/PM/MJDHPC/MFPTSS du 21 février 2012
portant règlement de discipline des personnels de la GSP.
Aussi, dans sa volonté de s’adapter aux nouveaux enjeux sécuritaires, d’intervenir efficacement dans
les EP lors des mutineries et d’assurer la sécurité des personnes et des domaines relevant du
MJDHPC, la GSP s’est dotée d’une unité spéciale dénommée brigade d’intervention rapide (BIR) et
aussi d’unités spéciales judiciaires. Ces unités ont pour missions entre autres, de rétablir l’ordre et la
discipline dans les EP et d’assurer le transfèrement des détenus difficiles et dangereux.
S’il est indéniable que l’administration pénitentiaire a engrangé des succès en matière de
modernisation, il reste tout de même que des insuffisances sont constatées. Elles se matérialisent par
l’absence de casernes pour le regroupement des troupes, l’insuffisance de moyens logistiques et
d’équipements spécifiques et modernes (logiciel de gestion des détenus, système de vidéo surveillance,
portiques de détection de métaux …).
Communication et coopération pénitentiaire
Pour une meilleure visibilité de ses activités, la GSP a mis en place un système de communication
aussi bien en interne qu’en direction des usagers du service public pénitentiaire (site web de la GSP,
page Facebook,…).
L’expertise pénitentiaire burkinabé est reconnue au plan national et international en matière
d’administration pénitentiaire. Le corps de la GSP, au regard de sa spécificité, participe aux missions de
maintien de la paix.
Aussi, la GSP entretient des rapports avec certaines écoles et centres de formation au niveau national
et sous régional. En outre, elle entretient au niveau international des relations de collaboration avec des
organisations et instituts pénitentiaires.
Cependant, la GSP rencontre des difficultés pour adhérer à certaines organisations régionales et
internationales pour un défaut de versement de frais d’adhésion par l’Etat.
En outre, il est plus que nécessaire qu’elle se dote de moyens et de supports de communication fiables
respectant la règlementation en la matière pour une meilleure protection de la population carcérale et
un meilleur fonctionnement des services pénitentiaires.
1.4.3 Composante « droits humains »
Education aux droits humains
L’éducation aux droits humains a pour objectif d’inculquer aux citoyens par tout moyen approprié une
culture des droits humains dans leur comportement habituel. Dans ce domaine, des acquis
considérables ont été obtenus qu’il convient de relever.
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