Si des acquis sont capitalisés en matière d’effectivité des droits humains, il n’en demeure pas moins que des insuffisances sont à relever. Au niveau institutionnel, la CNDH bien que réformée, ne dispose pas encore de ressources adéquates et nécessaires à un exercice efficace de son mandat. En matière d’effectivité des droits humains, certains droits connaissent des insuffisances dans leur mise en œuvre. Il en est ainsi de certains droits des personnes vivant avec un handicap notamment les difficultés d’accès à l’éducation, à l’emploi, à certains édifices. On relève également la persistance de certains phénomènes notamment l’exclusion de personnes en particulier des femmes par allégation de sorcellerie, le rapt des filles dans certaines régions du pays, le travail des enfants dans les sites d’orpaillage et de carrières artisanales. Les violations des droits humains sont aussi marquées par les pratiques des groupes d’auto-défense qui sont auteurs de sévices corporels, d’actes de séquestration et d’extorsion de fonds, des mains de présumés délinquants. Par ailleurs, l’absence de directions provinciales des droits humains ne permet pas de bien suivre et de participer à la prise en charge des cas de violations ou d’atteintes aux droits humains dans certaines localités. Coopération internationale et régionale en matière de droits humains et du droit international humanitaire Au plan multilatéral, le Burkina Faso participe régulièrement et activement aux rencontres statutaires sur les droits humains aussi bien de l’ONU que de l’UA, de même qu’aux rencontres internationales sur la mise en œuvre du droit international humanitaire telles, la réunion universelle des Commissions nationales de DIH, la rencontre annuelle CEDEAO-CICR, etc. Dans le cadre de sa coopération avec les organes de traité et les procédures spéciales, le Burkina Faso depuis 2013, soumet régulièrement les rapports dus. De même, il fournit les renseignements sollicités par les organes conventionnels et les procédures spéciales. Par ailleurs, il a participé au premier et au deuxième cycle de l’examen périodique universel (EPU). A l’issue du deuxième cycle, les recommandations qui en sont issues ont fait l’objet d’un plan d’actions 2014-2017 de mise en œuvre. Au plan bilatéral, le Burkina Faso entretient d’excellentes relations de partenariat avec certains pays ou institutions pour la mise en œuvre de ses actions prioritaires de promotion et de protection des droits humains ainsi que des relations de coopération avec des pays de la sous-région sur des questions spécifiques des droits humains telle la lutte contre la traite des personnes. En dépit de ces acquis indéniables, il convient de relever la faible appropriation des recommandations de l’EPU et des organes de traité due à leur faible diffusion par les acteurs de mise en œuvre, de même que des insuffisances dans la coordination de l’élaboration des rapports dus aux organes de traité. 27

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