religion, de condition socioéconomique, d'opinions politiques ou de handicap. (3) Aux fins du présent article, "discrimination" signifie donner un traitement différent à des personnes différentes uniquement ou principalement en fonction de leurs descriptions respectives selon le sexe, la race, la couleur, l'origine ethnique, la tribu, la naissance, les croyances ou la religion, la condition socioéconomique, les opinions politiques ou le handicap. (4) ....................................... (5) Rien ne pourra être considéré comme incompatible avec cet article tant que cela est admissible en vertu d'une disposition de la présente Constitution ". L‟Article 37 de la Constitution prévoit: 37 Droit à la culture et droits similaires. “Toute personne a le droit, selon le cas, d'appartenir, de jouir, de pratiquer, de professer, de maintenir et de promouvoir toute culture, institution culturelle, langue, tradition, croyance ou religion en communauté avec d'autres ». En plaçant dans la Constitution cette disposition au Chapitre 4, qui traite des droits fondamentaux de l'homme, les rédacteurs de la Constitution se sont prononcés sur l'importance qu'eux-mêmes ainsi que le peuple de l'Ouganda accordaient à la culture. Par la même Constitution, en son Article 20 (1), les droits et libertés fondamentaux de l'individu sont inhérents et non accordés par l‟État. En vertu de l'Article 20 (2), tous les organes et agences du gouvernement ainsi que toutes les personnes doivent respecter, défendre et promouvoir les droits et libertés de l'individu ou des groupes tels que consacrés au Chapitre 4 de la Constitution. J‟ai affirmé à un autre endroit de ce jugement que la coutume et la pratique de donner la richesse de la mariée est communément reconnue, respectée et appliquée par toutes les nationalités à travers l'Ouganda. Cette coutume est donc permise et protégée par la Constitution en vertu de l'Article 37 (ci-dessus). L‟Article 21 (5) ci-dessus interdit spécifiquement de considérer qu‟une telle coutume est incompatible avec l'Article 21. Je ne vois aucune raison justifiable ou même logique et convaincante pour le tribunal d'interdire une telle coutume alors qu‟elle est garantie par la Constitution et manifestement appréciée et pratiquée par les gens de ce pays. Je trouve que National objectives and Directives of state policy N°1(1) supra et 24 [Objectifs Nationaux et les Directives de la Politique de l'Etat N°1 (1) NdT] ci-dessus et 24 trouvent ici toute leur pertinence. Pour de nombreuses nationalités dans ce pays, le paiement du prix de la fiancée accentue l'égalité dans le mariage en ce qu'il favorise le respect mutuel entre les parties au mariage et constitue un symbole de la valeur de la mariée au moment où elle conclut un tel mariage.

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