Dans De Clerk & Snot – vs – Du Plassis & Another [1990] 6 BLR 124 at p.128 la Cour Suprême d'Afrique du Sud, en tenant compte de leur propre histoire mouvementée de violations des droits de l'homme a déclaré: - "L'interprétation de la Constitution et plus particulièrement de la déclaration des droits, doit être faite en tenant compte de l'histoire repressive et mouvementée dans le domaine des droits de l‟homme. L'état par des moyens législatifs et administratifs a restreint ......... les droits de l'homme de la plupart de ses citoyens dans de nombreux domaines, tandis que les tribunaux regardaient impuissants. Le Parlement et le pouvoir exécutif régnaient sans partage. C‟est cette faute que le projet de la déclaration des droits vise à combattre. Elle le fait en fixant des règles de base pour l'action de l'Etat qui peut interférer avec la vie de ses citoyens. Il y a désormais un seuil que l'Etat ne peut pas traverser. Les tribunaux gardent la porte". [C‟est moi qui le souligne] Ce cas a été cité avec approbation dans l‟affaire Major General Tinyefuza – Vs Attorney General Constitutional Appeal N°1 of 1997 (Cour Supreme) par commande, JSC. ...... Les pouvoirs de cette cour en matière d'interprétation des lois ne sont ni illimités ni absolus. Les limites ont été exposées par Wallen, CJ. à la Cour Suprême des États-Unis dans Troop - Vs Dulles 35 6 US 86 2L Ed. 785 à 590 (1956): "En concluant, comme nous le faisons que le huitième amendement interdit au Congrès de punir en retirant la citoyenneté. Nous sommes conscients de la gravité de la question qui est inévitablement soulevée lorsque la constitutionnalité d'une loi adoptée par le corps législatif est contestée. Aucun membre de la Cour n‟estime que, dans ce cas, la loi devant nous peut être interprétée de manière à éviter la question de la constitutionnalité. La question nous est posée et la tâche de la résoudre est inévitablement la nôtre. La tâche nécessite que nous exercions notre jugement, et non que nous recourions à des préférences personnelles. Les tribunaux ne doivent pas examiner la sagesse des lois mais ils ne peuvent pas non plus décréter comme étant simplement malavisé ce que la constitution interdit. Nous avons prété le serment de défendre la Constitution. Cette obligation exige que les textes du Congrès soient jugés par les normes de la Constitution. Le pouvoir judiciaire a le devoir de mettre en œuvre les garanties constitutionnelles qui protègent les droits individuels. Lorsque le gouvernement agit de façon à supprimer les droits fondamentaux de la citoyenneté, les garanties de la Constitution doivent être examinées avec une diligence particulière.

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